Mobiliser les cerveaux – un avant-goût

Par Stéphane Deslauriers

C’est avec un brin de fierté et avec beaucoup d’enthousiasme que je vous annonce qu’au cours du mois d’août 2016, mon nouveau livre Mobiliser les cerveaux – s’inspirer afin de se surpasser sera disponible sur les tablettes des librairies.

Après avoir traité du concept de développement des affaires en 2013 avec Vendre son cerveau, j’ai donc le plaisir d’explorer avec vous le concept de la mobilisation. Un concept simple en apparence, mais bien complexe et sophistiqué lorsqu’on y regarde de plus près. Pourquoi si complexe? Simplement parce que nous abordons la nature profonde des humains qui nous entourent.

Voici quelques extraits de ce prochain livre, question de vous mettre l’eau à la bouche.

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Le monde change, la mobilisation aussi!

« Quand tu veux construire un bateau, ne commence pas par rassembler du bois, couper des planches et distribuer du travail, mais réveille au sein des hommes le désir de la mer grande et large. »
Antoine de Saint-Exupéry, écrivain, poète, aviateur et reporteur français

Nous sommes dans une société en pleine mutation, où les principes, les croyances et les méthodes sont en pleine mutation. Nous sommes dans un monde où les baby-boomers laissent graduellement la place à une nouvelle génération de leaders différents, ayant des valeurs et des méthodes différentes. Nous sommes dans un monde où les nouvelles méthodes de communications ont des impacts majeurs sur le fonctionnement même de nos organisations. Nous sommes à une époque où la définition même de leader est en transformation.

Le leader autoritaire et directif a laissé sa place au leader charismatique et inspirant.

En une phrase, les leaders de demain mobiliseront les cerveaux

Ce changement de paradigme a des impacts majeurs sur notre propre façon de gérer ou de nous positionner collectivement ou personnellement. Ces nouvelles données déstabilisent, dérangent, mais elles créent aussi de fantastiques opportunités pour ceux qui seront en mesure de les saisir.
Ainsi, que vous soyez chef, aspirant-chef, patron, cadre intermédiaire ou employé, la notion de mobilisation vous sera toujours utile, et ce, peu importe votre niveau hiérarchique. Car au fond, c’est votre attitude qui fera de vous une personne respectée, et non pas votre titre. Vous pouvez décider aujourd’hui de l’attitude à adopter.

Mais attention, vous devez être prêt à changer vous-même en premier lieu. Vous remettre en question afin d’évoluer vous-même dans ce monde nouveau qui s’offre à vous, où les cerveaux ont évolué, où les gens sont différents. Car vous le comprendrez, mobiliser les autres commence en premier lieu par se mobiliser soi-même et accepter de remettre en question des croyances solidement ancrées chez vous.

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Parlons de la mobilisation!

Quelle notion abstraite et vague que la mobilisation! Lors des rencontres de coaching, lorsque nous abordons la mobilisation, j’ai habituellement une conversation qui ressemble à celle-ci.

Je demande aux participants : « Est-ce que la mobilisation est importante pour vous? »
Ils me répondent invariablement : « Oui, oui, c’est super important. Il est essentiel pour nous que nos employés soient mobilisés envers la compagnie. »
Alors je demande ensuite : « OK, mais concrètement, que faites-vous afin que vos gens se sentent mobilisés? »
Ils répondent : « Nous avons des rencontres sociales et un programme de rémunération adéquat. »
Et je leur réponds : « Parfait, mais encore. Qu’est-ce qui motive vos gens à en faire un peu plus dans votre entreprise? Et vous, qu’est-ce qui vous motive personnellement à en faire un peu plus pour l’entreprise? »

Les réponses sont souvent assez vagues, du genre : « Bien… Nous en faisons déjà beaucoup pour l’entreprise… » ou « Nous avons organisé, il y a un certain temps, une rencontre de team building » ou finalement « Nous leur offrons des salaires concurrentiels, cela devrait suffire à les mobiliser. »

Si c’est le genre de discussion que vous avez avec vos collègues ou vos patrons, c’est que vous avez probablement déjà un problème de mobilisation chez vous. Si vous le voulez bien, nous allons prendre les éléments un à un, question de vous accompagner à travers ma réflexion.

D’accord?

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Mobilisation : « L’action de rassembler et de dynamiser les énergies dans une même direction, vers un même but. » Larousse 2015

La mobilisation est aujourd’hui un des thèmes les plus récurrents que nous rencontrons dans le milieu des affaires. Il n’y a pas une entreprise ou une société qui ne cherche pas, d’une façon ou d’une autre, à mobiliser ses employés et ses collègues dans une même direction. La mobilisation est un enjeu majeur, car la vie a changé.

Depuis toujours, la « bonne gestion » des entreprises a été un gage de succès et d’échec des entreprises, principalement dans les entreprises où les ressources humaines sont au centre de l’activité. Il fut une époque où cette gestion des ressources humaines était beaucoup plus simple. Elle se faisait essentiellement du « haut vers le bas », c’est-à-dire que les patrons dictaient les instructions que les employés exécutaient, moyennant un salaire. Dans un contexte où le volume d’affaires devenait de plus en plus important, c’était tout simplement la façon de faire. Ainsi depuis le début du nouveau millénaire, le travail de la plupart des employés de « l’industrie du savoir » s’est très souvent articulé autour d’une exécution exemplaire des tâches et d’une qualité d’exécution extrême. Depuis les dernières années, les exigences croissantes des autorités entourant le métier de conseiller sont également à la hausse dans tous les secteurs. C’est ainsi que nos gens ont appris à être des exécutants hors pair. À cela s’ajoute une période de prospérité économique importante qui a « dopé » l’économie, et ce, depuis plus d’une dizaine d’années.

Par ailleurs, depuis 2008, la vie a changé. La situation économique se resserre et les clients deviennent de plus en plus exigeants : ils demandent plus de justifications et posent plus de questions. Aussi, le sentiment de forte loyauté qui caractérisait particulièrement les clients en entreprise et les entrepreneurs se retrouve quelque peu effrité. Les clients deviennent de plus en plus pointilleux, tant du point de vue de la qualité du service que du prix exigé.

L’ensemble de ces éléments a bien sûr influé sur la gestion des ressources humaines et la mobilisation des équipes. Ainsi, la rétention de nos talents est un enjeu de tous les jours. Les baby-boomers cèdent graduellement leur place à la génération X qui tente d’implanter sa méthode de travail et ses valeurs. À cela s’ajoute la complexité de la génération Y qui, elle aussi, tente d’imposer ses valeurs, ses façons de travailler dans ce monde en pleine mutation. De plus, les « Z » pointent à l’horizon. Bien que les répercussions ne soient pas encore visibles sur la gestion, elles le seront certainement à moyen terme. Le choc des générations est manifeste dans toutes les sphères du milieu des affaires et particulièrement dans les entreprises de l’industrie du savoir.

Bien entendu, ces éléments ont grandement affecté les processus de gestion et surtout de la relation entre employés et patron. L’époque où le pouvoir légitime, soit le pouvoir du patron auprès des employés, incitait à une grande mobilisation vers la productivité est terminée. Aujourd’hui, les actions de diriger ou d’ordonner deviennent de moins en moins efficaces dans un contexte où les ressources sont de plus en plus rares, où les ressources sont de plus en plus mobiles. La plupart des employés performants de l’industrie du savoir n’ont plus nécessairement besoin du soutien de leur patron pour trouver ce qu’ils cherchent. À tort ou à raison, les employés performants et productifs insufflent leur mobilisation par l’entremise d’éléments incitatifs (qu’ils soient financiers ou non). Mais que pouvons-nous faire dans un contexte où les éléments incitatifs sont limités? Il faut faire appel au cœur, aux émotions des employés. En d’autres mots, il faut les « inspirer ».

Les meneurs de demain seront de plus en plus des mobilisateurs d’énergie, des « prêcheurs » modernes, des vendeurs d’idées. Vous devez offrir une vision, un objectif non seulement collectif, non seulement financier, mais aussi un monde dans lequel ils se réaliseront et auront l’impression de grandir et de bâtir quelque chose de plus grand qu’eux. Un monde où ils auront leur place aujourd’hui et demain. Et lorsque ces employés seront mobilisés, il y plus de chance qu’ils soient enclins à se surpasser, à donner le meilleur d’eux-mêmes et à pousser leur propre choix, leur propre initiative. Il faut donc impliquer l’ensemble des gens dans ce grand changement de paradigme qui se pointe à l’horizon.

Ainsi, l’entreprise qui incite ses employés à aller plus loin, à se défoncer, à se surpasser sera bien entendu une entreprise mobilisée. Et inévitablement, une entreprise mobilisée peut devenir plus productive.

Qu’en dites-vous? Est-ce possible que des employés mobilisés soient nécessairement plus productifs?

Est-ce possible qu’indépendamment de son niveau d’activité, un groupe d’employés mobilisés soit plus enclin à contribuer à faire grandir son propre milieu de travail?

Et finalement, une dernière question : qu’êtes-vous prêt à faire personnellement afin de VOUS MOBILISER?

Quelle sera VOTRE contribution à la mobilisation générale de l’ensemble de votre groupe, que vous soyez patron ou employé?

Êtes-vous prêt à vous investir personnellement afin de rendre votre entreprise mobilisée?

Car en fin de compte, que vous soyez employé ou patron, tant que vous ne prendrez pas la décision de vous investir vous-même et de vous engager, vous serez toujours une victime de votre environnement. Et une victime restera toujours une victime.

Parlez-en à Calimero!

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